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La méthode de la dissertation juridique

La dissertation juridique est l’un des exercices les plus difficiles lorsqu’on arrive tout juste à la fac de droit.

On peut vite se retrouver à paniquer devant un sujet d’examen peu explicite, cependant, la dissertation juridique, vous permettra de développer votre esprit démonstratif car les correcteurs attendent surtout que vous soyez capable de problématiser un sujet et d’y répondre.

Pour être le plus clair possible et être sûr d’éviter les hors-sujets, il vous faudra suivre un certain formalisme.

Lorsque vous vous retrouvez en face de votre sujet, le premier réflexe à avoir sera de trouver la signification du sujet et d’envisager sur votre brouillon, les différentes dimensions que recouvre celui-ci, afin d’être sûr de ne pas faire d’impasse.

La plupart du temps, vous ne serez pad armés de vos codes juridiques pendant les examens et vous devrez rechercher les règles juridiques relatives aux notions que vous voulez envisager.

Une fois ce travail fait, vous devrez organiser les grandes lignes directrices de votre devoir. Vous pouvez par exemple lister les différentes notions auxquelles vous avez pensé, les regrouper par thèmes, puis en deux groupes.

Il arrivera souvent que certaines notions ne rentrent pas dans le cadre du sujet. Vous devrez alors en parler dans votre introduction et expliquer pourquoi il vous semble opportun de les exclure.

Le plan d’une dissertation est très important car il doit montrer l’évolution de votre réflexion.

Il faut partir de l’idée la plus générale pour en arriver aux idées les plus techniques.

Le plan de la dissertation en droit doit toujours être en deux parties (I / II), deux sous parties (A / B), et deux paragraphes (i / ii), sans oublier les chapeaux introductifs entre chaque parties et sous parties.

Utilisez le classement des notions que vous avez fait au brouillon pour organiser votre devoir.

Il vous faudra ensuite trouver des titres suffisamment explicites pour vos parties pour que le correcteur comprenne l’évolution de votre réflexion.

Utilisez donc des titres courts et techniques.

Par soucis de clarté, pensez à éviter les verbes conjugués.

Gardez également à l’esprit que les éléments essentiels de votre démonstration doivent se trouver au sein des parties I.B et II.A.

L’introduction est certainement l’une des parties les plus importantes de votre dissertation.

Votre introduction ne doit pas dépasser un tiers de votre devoir et doit respecter un certain formalisme :

  • La phrase d’accroche : Elle doit être composée d’une citation, d’un adage ou d’une actualité en rapport avec le sujet.
  • L’annonce du sujet : Il s’agit de reformuler le sujet en mettant l’accent sur les termes essentiels
  • Définition des termes du sujet : Vous serez amené ici à délimiter votre sujet. C’est l’endroit idéal pour exclure les thèmes que vous n’aborderez pas.
  • Historique : Pour certain sujet, il peut être opportun de rappeler les dates essentielles utiles à la compréhension du sujet
  • L’intérêt du sujet : Vous devez montrer ici en quoi le sujet présente un intérêt pour l’auteur, c’est à dire quels sont ses enjeux politiques, économiques, juridiques.
  • La problématique : Elle doit prendre la forme d’une question. C’est à cette question que vous répondrez tout au long du devoir.
  • L’annonce de plan : Vous devez l’amener progressivement, et montrez dans quel sens votre réflexion avancera.

Une conclusion est bien souvent inutile même si on peut consacrer une ou deux phrases de synthèse à la fin du devoir.

Enfin, pensez à bien gérer votre temps.

Pour un devoir de 3h, il est conseillé de passer environ 1h, au brouillon et pour la rédaction de l’introduction. Il vous reste donc 2h pour la rédaction.

Fiche de méthode du cas pratique

Il faut toujours garder à l’esprit que l’objectif d’un cas pratique est d’apprécier votre aptitude au raisonnement juridique et à la mobilisation de connaissances. 

Le cas pratique est l’application juridique du syllogisme de Platon : « Tous les hommes sont mortels [majeure], je suis un homme [mineure], je suis mortel [conclusion] ».

  • Lisez une première fois les faits qui vous sont énoncés pour avoir une vue d’ensemble des thématiques abordées.
  • Repérez les éléments inutiles ou superflus pour les écarter.
  • Repérez les éléments essentiels que vous devez retenir (dates, termes, chiffres…).
  • Prenez une feuille de brouillon et classez les faits par ordre chronologique (au besoin faites un schéma).

Vous devez d’abord qualifier les faits et les prétentions des parties, c’est-à-dire leur donner une forme juridique.

Ex : José, âgé de 14 ans… deviendra « un mineur ». Josette, incapable de gérer son argent et âgée de 83 ans… deviendra une « personne vulnérable ». Arthur qui a acheté une voiture chez son garagiste et qui souhaite s’en débarrasser… deviendra « un particulier a conclu une vente avec un professionnel de l’automobile et souhaite annuler le contrat ».

Vos qualifications établies au brouillon, résumez les faits au propre en adoptant une démarche chronologique et précise, sans oublier les éléments essentiels et sans extrapoler.

Une fois le résumé des faits achevé, vous devez déterminer le problème de droit.

  • Celui-ci peut figurer explicitement dans le cas pratique (ex : comment protéger Jeanne ? ; Arthur peut-il revenir sur l’achat de sa voiture ?…). Dans ce cas, reprenez la question posée.
  • A défaut de problème posé (ex : quid juris ? ; conseillez Arthur…), il vous appartient de problématiser les faits, c’est-à-dire de rechercher ce qui pose juridiquement problème dans le cas exposé et de le transcrire en une formule interrogative.

Votre problème posé, vous devez dégager puis présenter les règles de droit applicables aux faits de l’espèce. 

Une façon pertinente de faire est la suivante :

  • Définitions succinctes des termes ;
  • Règles applicables ;
  • Conditions de mise en oeuvre de ces règles (notamment modalités de preuve) et exceptions ;
  • Effets juridiques de ces règles ;
  • Jurisprudence (évolution ? absence de jurisprudence ? position souple ou restrictive ? etc.…) ;
  • Doctrine.

C’est la conclusion de votre devoir, vous devez appliquer les règles de droit exposées au cas concret.

Vous devez envisager l’ensemble des réponses possibles afin de ne pas être pénalisé ; la solution n’est pas forcément positive.

Vous devez être clair, précis et motiver suffisamment vos réponses (votre réponse ne doit pas tenir en une phrase…).

  • Si le cas pratique soulève plusieurs questions, vous pouvez vous en servir comme d’un plan. Ainsi, une introduction avec le domaine général du cas et les faits juridiquement qualifiés, puis I. Première question, II. Seconde question… etc.
  • Si le cas n’est composé que d’une question générale, votre exercice prendra la forme suivante : Introduction, puis I. Règles applicables, II. Solutions.
  • Bien sûr, il vous appartient d’habiller les titres en fonction de l’énoncé du cas pratique.

Droit privé, droit public: quelle différence ?

Que vous vous imaginiez défenseur des droit de l’Hommes à l’ONU ou dans un grand cabinet d’avocat à la Harvey Specter, le droit est un domaine si vaste que vous aurez toutes les chances d’y trouver la matière qui vous correspond le mieux.

Quelle que soit votre raison d’intégrer la fac de droit, la bonne nouvelle c’est que vous avez tous les capacités pour réussir votre licence puisque le grand ingrédient mystère pour réussir vos études de droit reste l’intérêt que vous portez à la matière. Les portes de l’université s’ouvrent donc à vous car admission post-bac vous a permis grâce à un savant jeu de classement de choix d’intégrer l’université que vous désiriez.

Seulement, votre orientation n’est pas toute tracée car vous aurez très rapidement à effectuer un choix entre droit public et droit privé.

En résumé, en première année, vous aurez l’opportunité de découvrir les joies du droit civil et du droit constitutionnel. En deuxième année, vous conserverez l’étude du droit civil, débuterez certainement le droit administratif et l’arrêt Blanco viendra peut-être allumer chez vous, la flamme cette matière.

Tout étudiant en droit va durant ses premières années découvrir ces deux facettes du droit. Néanmoins, au cours de votre parcours universitaire vous serez forcément confrontés à ce choix cornélien entre le droit public et le droit privé. Comment faire le bon choix ?

Droit privé : Ensemble des règles régissant les rapports entre les personnes physiques ou morales.

Lorsqu’un non initié débute ses études de droit, il sera naturellement plus familiarisé avec le droit privé car celui-ci fait partie de notre vie quotidienne.

Le droit privé regroupe plusieurs grandes branches et votre personnalité vous amènera à préférer certaines matières à d’autres. Si vous aimez la complexité du contrat et du droit de la vente, le droit civil devrait vous convenir à merveille. Vous souhaitez accompagner les personnes dans les étapes importantes de leur vie? Le droit de la famille et le droit notarial pourrait s’avérer votre nouvelle passion. De nombreux étudiants sont également attirés par le droit pénal, qui représente l’essence du droit et de la justice pour beaucoup de juristes. En effet, l’appréhension des crimes et des délits est souvent une branche passion pour les étudiants qui débutent le droit.

En master, les répartitions restent néanmoins très inégales et une grande majorité des étudiants de droit privé se dirigent dans le droit des affaires car celui-ci revêt de nombreux challenges et une certaine sécurité de l’emploi. Néanmoins, si l’on pouvait vous donner un conseil: ne vous orientez pas dans une branche que vous n’aimez pas car sur le long terme, le naturel reprend toujours le dessus.

A la fin de la licence, près de 3 étudiants sur 4 s’orientent en droit privé. Pourtant, le droit public est un domaine qu’il ne faut négliger. Loin d’être le « droit des fonctionnaires » le droit public est celui des institutions qui fondent notre république et le système mondial (l’ONU par exemple).

La rencontre avec le droit constitutionnel est souvent déterminante pour l’étudiant en droit. Il est bien important de garder en tête que l’on ne peut prétendre être bon juriste si l’appareil étatique n’est pas étudié .

En seconde année, le droit administratif offrira un second électrochoc. Point sans mal, vous apprendrez vos arrêts sur le bout des doigts et étudierez les domaines de responsabilité de l’Etat et son rôle dans la défense des droits et libertés. Au niveau du master, les plus affairistes des publicistes (et oui on vous avait prévenu que le droit était surprenant) pourront également s’orienter vers le droit public des affaires qui régit les relations commerciales entre l’Etat et les entités privées. L’Etat étant le plus gros investisseur, la matière est loin d’être marginale.

Avant d’effectuer vos premiers choix de spécialisation en 2e ou 3e année en fonction des universités, nous vous conseillons avant tout de ne partir avec aucun à priori. Laissez vous surprendre par ces deux domaines qui ont chacun des trésors cachés à offrir.

Dans tous les cas, un choix de spécialisation ne vous handicapera pas automatiquement si vous désirez finalement vous reconvertir dans une autre matière en master. Il faut néanmoins faire attention à la cohérence de votre parcours car ce critère est très important pour les directeurs de master mais rassurez-vous, ceux-ci restent conscients de la difficulté que représente le choix d’orientation.

Vous avez fait une L3 public et voulez faire un master en privé ? L’entrée en master 1 est – sauf exception – non sélective donc rien ne vous en empêche d’intégrer un M1 en privé à votre charge ensuite de rattraper les éventuelles lacunes que vous aurez par rapport à vos camarades privatistes. Mais vous savez quoi ? Avec motivation et envie, tout devient possible et votre profil original pourrait même attirer l’oeil des recruteurs.

• Droit civil

• Droit des sociétés

• Droit des affaires

• Droit social

• Droit pénal

• Droit constitutionnel

• Droit administratif

• Droit de la fonction publique

• Droit des marchés publics

• Finances publiques

• Droit fiscal

• Droit de la concurrence

• Droit immobilier

• Droit de l’environnement

• Histoire du droit

Pour comprendre le droit, certains surlignent leur cours alors que d’autres font des fiches ainsi que des fiches de fiches. Néanmoins, pour saisir la complexité de la science juridique il vous sera fort utile d’apprendre votre cours grâce à des schémas.

Les deux schémas ci-dessous vous présentent la base de ce qui constituera votre cours d’introduction au droit et votre cours de droit civil. Alors plus d’excuses, on prend ses crayons et on les refait jusqu’à intégration complète de leur logique car ces derniers vous seront utiles dans toutes votre scolarité. 

Un recruteur passe en moyenne 30 secondes à parcourir votre CV

Vous avez entendu cette phrase un bon millier de fois, non ? C’est pourtant vrai, un employeur parcourt en un éclair le CV d’un candidat. Par conséquent, sa rédaction est primordiale, et il est donc important que celui-ci suscite d’emblée l’intérêt.

Il n’existe pas de CV universel, passe-partout, qui de par sa forme, sa structure et son contenu ouvrirait les voies de toutes les entreprises, même si à l’évidence un candidat dans le domaine du marketing pourra se permettre une présentation plus fantaisiste qu’un juriste.

Les informations contenues doivent être sélectionnées pour faire le lien avec l’entreprise et le poste visé. Trop d’informations risqueraient de donner à votre CV une apparence brouillonne et décousue.

Votre CV doit être exempt de fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe. N’hésitez pas à vous faire relire par un proche. Cette remarque vaut d’autant plus pour des juristes, qui demeurent les rares dans le monde des affaires à exercer une profession où l’écrit est prédominant. Il conviendra de choisir une police sérieuse (plutôt Calibri ou Times New Roman que Comic), sans caractères spéciaux ni fantaisistes.

Un recruteur cherche avant tout un profil avec des compétences spécifiques. Les diplômes et l’expérience donnent un cadre à celles-ci. La rédaction de ces deux rubriques est chronologique. Les dernières expériences, ou études, doivent être les premières à apparaitre : le recruteur connait tout de suite les derniers faits marquants de votre parcours professionnel et c’est ce qui l’intéresse le plus.

Les connaissances linguistiques et informatiques sont aujourd’hui indispensables. Les langues doivent figurer en bonne place sur votre CV, surtout si l’ouverture sur l’étranger semble être une caractéristique importante de l’entreprise ou du cabinet auquel vous écrivez. N’hésitez pas à faire certifier votre niveau de langue à travers des tests tels le TOEFL ou le TOEIC pour l’anglais, ZDaF pour l’allemand, voire même le HSK pour ceux qui connaîtraient quelques rudiments de Chinois !

Vos compétences en informatique doivent aussi apparaitre sur votre CV. Outre la nécessaire maitrise des éléments du Pack Office (Word, Excel…), il convient de mentionner la connaissance des outils de recherches juridiques : Doctrinal Plus, Dalloz, LexisNexis… La maîtrise de ces bases de données pourra être un des éléments déterminants du choix d’un recruteur face à plusieurs candidatures.

Les références sont des contacts professionnels que vous mettez à disposition des recruteurs pour appuyer votre candidature : dans le cadre de jeunes candidats, il s’agira notamment d’anciens maîtres de stage, professeurs, tuteurs… Cette pratique importée des pays Anglo-Saxons et qui tend à se démocratiser en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays francophones permettra à votre éventuel recruteur d’avoir des retours sur votre comportement dans la vie professionnelle.

Les recruteurs apprécient d’avoir des éléments permettant de cerner votre personnalité : tel est l’intérêt de mentionner vos activités, sports, loisirs… Veillez à ne pas rester vague, en précisant la nature de ces centres d’intérêts ainsi que leur durée. Loin d’être anodin, ils pourront servir de support lors d’un éventuel entretien.

La lettre de motivation est complémentaire du CV. Si peu de recruteurs admettent la lire (75% prennent en compte les candidatures sans lettre de motivation), elle n’en demeure pas moins un élément sur lequel il est difficile de faire l’impasse.

Comme dans le CV, la qualité du français est primordiale. C’est d’ailleurs l’un des intérêts premiers de la lettre de motivation : vérifier l’aptitude du candidat à s’exprimer par l’écrit.

Si dans la phase de rédaction, le plan de la lettre ne doit pas apparaitre, il est nécessaire, dans la phase de préparation, de prendre du temps afin d’y réfléchir.

Dans une première partie de la lettre de motivation doit apparaitre l’objet de votre candidature. Les termes doivent être précis et montrer que vous connaissez l’entreprise, le cabinet ou la formation visée. S’il s’agit d’une recherche de stage mentionnez vos disponibilités (temps plein, dates de disponibilités, durée). S’il s’agit d’une demande d’admission pour une formation, précisez bien les options choisies.

Dans une deuxième partie de la lettre de motivation doit apparaitre votre personnalité. Il ne s’agit pas de répéter et réécrire votre CV mais de mettre en perspective vos compétences et qualités à l’aune de la formation ou du stage visé. Votre lettre de motivation peut compléter votre CV en détaillant une expérience particulièrement intéressante que vous n’avez pas pu développer dans votre CV : mission, responsabilité, résultats…

Enfin, la troisième partie de la lettre de motivation doit expliquer pourquoi vous postulez et souhaitez le stage/emploi/formation ? Cette partie de la lettre de motivation doit permettre à votre lecteur de voir si vous connaissez les détails de l’offre à laquelle vous postulez : dans cette partie, vous pouvez spécifier les éléments de l’offre qui vous motivent et quels sont vos points forts associés aux missions proposées.

Vous avez désormais toutes les clés en main pour rédiger un CV parfait et une lettre de motivation impeccable.

Alors, à vos candidatures, prêt, feu, partez !

Les stages, un atout dans votre CV : Quand et comment faire un stage ?

Que vous soyez en première ou dernière année de Licence, cet article vous est destiné ! Les expériences professionnelles sont aujourd’hui très valorisées, voire même indispensables pour décrocher un emploi, un Master, ou encore accéder à un grand groupe, car les recruteurs attendent des candidats qu’ils soient rapidement opérationnels. Le stage est une étape essentielle de votre parcours de formation. Il vous permet de vous familiariser avec l’univers professionnel et d’y mettre en application vos connaissances.

Préparez un CV et une lettre de motivation précisant de façon claire vos disponibilités (date d’arrivée et durée du stage). Sachez que les recruteurs préfèrent souvent des stagiaires disponibles pour une longue période. Il faut également penser à valoriser ses précédents stages et ce qu’ils vous ont apporté. Petit conseil à ceux qui n’ont jamais fait de stage : ne négligez pas vos précédentes expériences professionnelles (jobs d’été), associatives et sportives. Elles sont intéressantes car elles montrent votre dynamisme et votre connaissance du travail en équipe. Et enfin, veillez à personnaliser vos candidatures!

Il n’est jamais trop tôt pour effectuer un stage. Il est certain que les recruteurs recherchent souvent des étudiants bénéficiant déjà d’une certaine expérience dans leur domaine mais il n’est pas impossible de trouver un stage dès la première année de Licence. Pour ceci et si vous n’avez pas de contacts dans le milieu juridique, il peut être utile de commencer par aller frapper à la porte des petits cabinets d’avocat afin d’effectuer votre premier stage d’observation. Gardez à l’esprit que plus vous aurez fait de stages, plus il vous sera aisé d’en trouver ou d’accéder à des stages prestigieux.

Avant d’envoyer vos candidatures, il vous faudra cibler un domaine de recherche. Faites le point sur vos centres d’intérêt, vos compétences et définissez clairement les contenus et les objectifs de votre formation. Il faut veiller à la cohérence entre vos stages et votre projet professionnel.

Les questions que vous devriez vous poser : Quel secteur d’activité ? Une entreprise ou un cabinet ? Grand groupe ou petite structure ? Les grandes entreprises sont davantage connues et sollicitées, mais il ne faut pas négliger les petites et moyennes structures susceptibles d’offrir des stages intéressants.

Si vous ne savez pas où vont vos préférences, pas d’inquiétude ! L’intérêt d’un stage est également de vous aider à affermir votre projet professionnel. Gardez tout de même à l’esprit, que pour attirer l’oeil du recruteur, il faudra correspondre au mieux aux besoins de l’entreprise.

N’hésitez pas à solliciter votre entourage (famille, amis, camarades). Il faut multiplier les axes de recherche et le réseau familial ou relationnel en est un à ne pas négliger. Au sein de votre Université, vous pouvez également vous adresser à votre faculté ou même passer par des organisations étudiantes ou des associations d’anciens élèves.

Vous pouvez également rechercher des stages sur des sites internet spécialisés. Les recruteurs, cabinets et entreprises, sont très présents sur ces sites. Vous pourriez y trouver votre bonheur en un rien de temps !

Il ne faut pas oublier de se rendre sur les sites de recrutement des grandes entreprises qui référencent de nombreuses offres de stage. Vous pourrez ainsi postuler en ligne. Sur ces sites, vous pourrez également démarcher directement les entreprises où vous aimeriez travailler en envoyant des candidatures spontanées.

L’avantage d’une candidature spontanée est que vous serez moins nombreux à tenter votre chance, en contrepartie de quoi, vous postulez sans savoir si l’entreprise recrute réellement. Sachez aussi que certains cabinets ont également des sites permettant de postuler en ligne. Enfin, ne mésestimez pas les salons ou forums de recrutement.

Quel que soit votre choix, n’attendez pas la dernière minute pour débuter la recherche. Le maître mot en matière de stage reste « Anticiper sa recherche! ». Trouver un stage est un travail de plusieurs semaines voire plusieurs mois. En particulier pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de bénéficier de cette expérience. Il s’agit d’un domaine particulièrement concurrentiel.

Comment réussir sa licence en droit ? : Des étudiants de masters et des doctorants vous livrent leurs conseils pour réussir sa licence en droit.

Sans hésitation : mon année Erasmus à l’Université de Groningen aux Pays-Bas ! Partir étudier à l’étranger permet de rencontrer des étudiants du monde entier, découvrir d’autres systèmes juridiques, appréhender une approche différente de l’université, et surtout apprendre à parler couramment l’anglais, ce qui fait toute la différence une fois sur le marché du travail.

D’abord, travailler dès le début et adopter un rythme soutenu. Ensuite, essayer de faire des choix (de matières, d’orientation, de stages) cohérents et en adéquation avec ses aspirations. Enfin, ne pas s’oublier, c’est-à-dire ne pas délaisser sa vie étudiante.

C’est important de prendre le temps de sortir avec ses amis, pratiquer des activités extra-universitaires (faire un peu de sport par exemple), ou s’investir dans des associations.

Le rythme de travail et le stress qui va avec. Il y a beaucoup à faire dans un temps réduit: d’une semaine sur l’autre, il faut rendre des devoirs de qualité, préparer d’éventuels exposés, apprendre ses cours en vue de contrôles et cela n’est pas toujours évident. Il faut beaucoup d’organisation et de rigueur dans son travail, en commençant par se fixer plusieurs fois par semaine une plage horaire consacrée pleinement au travail personnel. Certains préfèrent la bibliothèque universitaire, fournie en informations et où l’on peut échanger avec d’autres étudiants, moi j’aime travailler le soir seule chez moi à tête reposée. Mais pas de panique: on prend rapidement l’habitude de la charge importante de travail imposée, car dès la deuxième année les choses paraissent plus simples et un semblant de vie sociale refait peu à peu surface!

Je crois sincèrement que c’est en étudiant le droit comparé qu’on mesure pleinement l’importance de prendre du recul sur le droit français. C’est, certes, d’abord une preuve de polyvalence et d’adaptation que de faire une telle formation et de facultés incontestables pour l’appréhension des différents langages juridiques mais surtout une ouverture sur de nouveaux horizons qui attise l’intérêt des professionnels, en master ou en entreprise. Avoir un tel parcours étudiant est forcément un atout une fois arrivé sur le marché du travail, notamment car il permet de s’adresser à plusieurs pays recruteurs. Pour ceux ou celles qui aimeraient travailler à l’étranger, c’est un très bon premier pas.

Je ne pense pas, du moins au niveau de la charge de travail. Je dirais que la clé pour réussir sa première année est l’assiduité: il faut aller en cours, malgré que les enseignements ne soient pour certains pas toujours à la hauteur de nos espérances… Règle numéro 1: ne jamais baisser les bras, le reste du cursus d’un étudiant en droit est passionnant!

Je travaillais chaque séance de travaux dirigés durant le semestre, ainsi que les « petites » matières, ce qui me permettait de gagner un temps considérable durant les révisions. Cela permet aussi d’éviter d’apprendre sans vraiment comprendre le fond du cours appréhendé, évitant ainsi les erreurs « bêtes » dans les copies, ou les contresens. Enfin selon moi travailler à deux est idéal: dans un premier temps il faut ficher ses cours seul, puis le fait de s’interroger mutuellement avec un(e) ami(e) permet d’être certain de les maîtriser et de garder le moral!

J’ai effectué ma L3 en Chine! Cette expérience m’a permis de me remettre en question sur mes valeurs à la fois morales et personnelles. J’ai pris beaucoup de recul sur mes propres attentes du milieu juridique dans lequel je devrai m’épanouir professionnellement et cela m’a donc aidé à trouver la spécialisation qui me convient. Finalement, la licence de droit est avant tout culturellement très enrichissante.

S’il y a un conseil que je peux donner c’est d’effectuer des stages professionnels le plus tôt possible, ce que je n’ai pas fait, et dans plusieurs domaines de compétence différents, pour mieux appréhender la sphère juridique dans son aspect concret. Par ailleurs, il ne faut pas se laisser aller et attendre les partiels pour se mettre au travail, car la réalité des études de droit est qu’on manque constamment de temps. Halte à la procrastination, et vive la motivation !

L’autonomie! Qui se résume en la liberté absolue de faire ses propres choix (de matières, d’heures de cours, d’aller ou non en cours, etc…).

C’est d’ailleurs là l’occasion d’adopter un nouveau style de vie, et surtout un nouveau mode de travail, mais aussi d’y faire de nouvelles rencontres. Toutefois cette liberté entraîne forcément le devoir d’assumer les conséquences de ses choix: c’est là que le terme «responsabilité», cher au droit, apparaît et prend tout son sens!

Même s’il arrive d’avoir l’impression de ne pas avoir le temps de faire quoique ce soit, il est essentiel de le prendre ! La clé de la réussite dans les études de droit est selon moi l’efficacité: pour cela, il est nécessaire d’entretenir un certain équilibre de vie dont les sorties font évidemment partie intégrante. De plus, avec la majorité de nouveaux horizons s’offrent à vous!

La bonne nouvelle, c’est l’apport culturel évident et la pluridisciplinarité des enseignements. Tout est nouveau : les matières, la méthodologie très stricte des écrits, etc… Cela suppose un apprentissage soutenu et continu, mais la richesse des acquis n’a pas de prix !

La mauvaise nouvelle, outre le travail à fournir et la difficulté relative à chacun pour s’adapter à l’environnement nouveau qu’est la fac, c’est qu’il faille acquérir très vite le syllogisme, qui est un véritable exercice de réflexion et de synthèse… Il ne faut alors pas hésiter à s’exercer chez soi ou entre amis, et demander des conseils.

Je n’ai pas travaillé durant la licence, me laissant du temps pour effectuer des stages. Mais plusieurs de mes amis le faisaient et je pense qu’il suffit d’une bonne organisation, d’un peu de courage et surtout de volonté pour mener de front ses vies à la fois universitaire et professionnelle.

Les stages présentent de nombreux avantages immédiats: c’est l’occasion de découvrir en pratique les professions que l’apprentissage du droit permet d’embrasser (avocature, magistrature, juriste d’entreprise…). Et médiats: ces différentes expériences aideront tant dans le choix que pour rejoindre la profession visée, justifiant, CV à l’appui, d’une première expérience en ce sens. Sans modération, donc.

Aujourd’hui il faut savoir que bon nombre d’étudiants en droit, malgré l’obtention de leur Master, continuent leurs études, notamment pour se spécialiser davantage ou pour passer des concours.

L’état du marché du travail n’y est pas totalement étranger non plus. Moi j’avais envie d’acquérir des compétences en management, et comme la formation est en alternance, j’acquiers à la fois un diplôme et de l’expérience professionnelle.

Le choix de la spécialité pour l’étudiant en droit peut être un moment complexe, qu’on se le dise.

Rien ne vaut une bonne discussion avec ses professeurs et des professionnels pour pouvoir le faire. Pas d’inquiétude, le choix se fait surtout en Master.

Réussir sa 1ère année en dix commandements : Les dix commandements de l’étudiant en droit.

A la différence du lycée, en fac, la présence aux cours (magistraux) n’est pas obligatoire. Personne ne vous demandera de mot de vos parents si vous n’êtes pas dans l’amphi, mais aller aux cours est toujours mieux : vous prendrez des notes et aborderez ainsi la matière mieux que vous ne le feriez seul avec un manuel que vous ouvrirez pour la première fois quelques jours avant l’examen.

Les séances de travaux dirigés (TD) sont obligatoires, à la différence des cours magistraux. Lors des TD, vous n’allez pas apprendre des connaissances brutes, mais vous allez vous initier à la discussion juridique et intégrer les méthodes du commentaire d’arrêt, de la dissertation juridique et du cas pratique. Votre chargé de TD sera quelqu’un avec qui vous aurez de nombreuses opportunités d’échange. Alors autant investir autant que possible dans la préparation de la séance de TD : lisez les documents indiqués, faites les exercices, et cueillez, pendant la séance, toutes les opportunités de participer intelligemment aux

discussions.

Que ce soit avec des étudiants de votre groupe de TD ou simplement croisés en amphi, en bibliothèque ou au café, n’hésitez pas à constituer des groupes de travail. Outre la possibilité de pouvoir partager le stress et la perplexité suscités par tel ou tel point complexe du cours, vous bénéficierez des lumières des uns et des autres, et serez content de pouvoir montrer que le crack du droit pénal, c’est vous et personne d’autre.

La bibliothèque vous donne accès à de nombreux manuels, aux encyclopédies juridiques, aux revues, et aussi à de nombreuses ressources électroniques. A la bibliothèque, vous trouverez l’émulation et la concentration. C’est aussi l’endroit où croiser des personnes bien informées sur l’actualité liée aux cours, le dernier arrêt, la dernière précision donnée en TD, etc.

Les manuels peuvent être achetés ou empruntés mais il faut qu’ils soient à jour. Dans les matières les plus importantes (essentiellement les matières à TD), un manuel vous permettra d’aller au-delà de vos notes de cours et d’approfondir encore plus les points essentiels.

Il faut utiliser les différents sites juridiques, qu’il s’agisse de www.ladocumentationjuridique.com ou des sites d’éditeurs juridiques. Votre université vous donne accès à une multitude de sites (Dalloz, Lexisnexis, Lextenso, EFL, Lamyline, etc.). Google et les autres moteurs de recherche font aussi remonter de l’information juridique. Certains fils twitter ou blogs peuvent vous être utiles pour suivre l’actualité. Il est bien sûr exclu de copier-coller des contenus récupérés sur internet pour en faire des parties de devoir.

Plusieurs matières sont par ticulièrement essentielles en première et deuxième année : l’introduction au droit, le droit des obligations, le droit constitutionnel et le droit administratif. Parce qu’elles constituent la base des autres enseignements, il faut vous efforcer d’être vraiment for t dans ces matières et d’en maîtriser les concepts.

Ce n’est pas un scoop : le droit a un vocabulaire qui lui est propre, et les enseignants utilisent le degré de connaissance de ce vocabulaire comme indicateur du niveau de l’étudiant. L’étudiant qui écrit que « la loi stipule », alors que seuls le contrat ou le traité contiennent des stipulations (la loi dispose), ou celui qui fait des fautes aux quelques locutions latines qui subsistent encore (et confond la lex mercatoria avec un juriste sud-américain fictif, Alex Mercatoria) risquent de voir leur parcours universitaire s’arrêter rapidement.

La fac de droit prépare les futurs professionnels du droit, des personnes qui sauront traduire par écrit une situation de fait et les attentes des justiciables. Les étudiants en droit apprendront à exprimer une opinion et sa traduction juridique, de manière claire, voire incisive et percutante, mais sans outrance. L’oral est également important, et pas seulement pour les avocats qui plaident ! Le juriste devra fréquemment présenter à d’autres personnes son analyse juridique d’une situation donnée. Au- delà des règles de forme proprement dites, tenez compte, autant que possible, des conseils de construction et de présentation des exercices propres aux matières juridiques, comme le commentaire d’arrêt.

Etre en fac de droit, c’est bien, mais à condition de savoir pourquoi on y est et ce que l’on fera après. Interrogez les enseignants sur votre avenir, et interrogez-vous vous-même. Bien sûr, il est difficile de savoir dès la première année quel droit l’on va privilégier pour sa carrière professionnelle, mais on peut se découvrir assez tôt une passion pour le droit pénal ou le droit du travail. Multipliez les stages et les possibilités de rencontre avec des professionnels pour savoir en quoi consistent, concrètement, les différents métiers du droit. Etablissez dès que possible des ponts entre vos études et leur application pratique.

Bruno DONDERO, professeur à l’Université Paris 1 : Panthéon-Sorbonne

Mythes et réalités des études en droit

Les privatistes s’habillent-ils vraiment mieux que les publicistes ? Stoffel Munck et Malaurie seraient-ils les nouveaux Aubry et Rau ? Autant de questions existentielles que tout étudiant en droit s’est un jour déjà posées. Essayons de battre en brèche toute idée préconçue et attellons-nous à séparer mythes et réalités des études en droit.

Absolument pas ! Apprendre par coeur c’est bien pour chanter. Donc si on se destine à une carrière de chanteur d’articles du Code (une idée jamais exploitée et c’est bien dommage), ce peut être utile. Sinon, comme le droit change très souvent, si on apprenait systématiquement par coeur on serait ensuite obligé de « désapprendre ». Mais est-ce seulement possible ? Et puis, on retient les dates des lois ou des arrêts incidemment parce qu’on travaille sur ces sources, mais nul besoin de fournir un effort particulier.

Alors là, tout dépend de la couleur du surligneur. Bon, ça c’est la mauvaise réponse ! La bonne réponse prend plutôt la forme d’un avertissement : des enseignants vont parfois considérer que surligner, c’est annoter. Je ne le pense pas : surligner c’est Mythes et réalités des études en droit pointer ce qu’on a vu. Et quand on observe que le Code de qui comporte 2750 pages, surligner pour s’y retrouver paraît assez utile.

Evidemment ! Le juriste a la nécessité d’humaniser cette matière ardue qu’est le droit, et cela peut notamment passer par l’humour. On fera tout de même abstraction des blagues de juristes un peu fumeuses telles que « je suis comme un immeuble, complètement grevé … ».

La question mérite d’être posée. Aujourd’hui, on a parfois l’impression qu’il serait possible d’attribuer n’importe quelle idée à un professeur mort depuis longtemps sans que personne ne s’en aperçoive ou ne daigne le vérifier !

Et puis, il est d’autant plus dur de s’assurer de la véracité des citations attribuées à tel ou tel professeur que certains n’existeraient peut-être même pas ! On peut citer le cas du professeur Max Verbier (Professeur émérite à l’Université de Montpellier 1, que l’on n’a jamais vraiment rencontré) ou celui du professeur Pascal Puig, dont certains soutiennent qu’il serait doyen de la Faculté de droit à la Réunion.

Non, l’étudiant en droit DOIT avoir une vie sociale car il est déjà en train de constituer son premier réseau. Les avocats avec qui il travaillera, les juristes d’entreprise qui lui apporteront des dossiers ou les juges devant qui il plaidera … sont peut-être déjà avec lui à l’université !

Et puis, c’est sans compter la probabilité de rencontrer son futur conjoint à l’université… En fin de compte, mieux vaut se fiancer à un(e) autre étudiant(e) qu’à son Code civil !

Je ne connaissais pas cette citation, mais il est vrai qu’à partir d’un certain niveau de stress, toutes les études supérieures peuvent prendre un aspect infernal, de type « travaux forcés ». La solution pour ne jamais « subir » l’université c’est de ne pas faire du droit si on n’a pas un minimum d’intérêt pour. Il faut aussi savoir prendre son mal en patience : les premières années de faculté sont difficiles, mais à chaque âge suffit sa peine ! Moi-même en temps que professeur, je me dis parfois que l’enfer ce sont les lois qui changent tout le temps : on n’a pas fini d’en appréhender une qu’une autre vient la modifier …

La méthode pour réussir son droit selon Me Camille YA

Chers amis et cadets de « Allons à l’école sans être à l’école », j’ai noté, avec satisfaction, votre grand intérêt pour la première partie de mon intervention. Laquelle a porté sur ma modeste expérience, à la Fac de Droit, autant que mon parcours de jeune professionnel du Droit. Les nombreux appels et messages que j’ai reçus, tant en Côte d’Ivoire que de l’extérieur, m’apparaissent comme la preuve de cet intérêt.

C’est pourquoi, ainsi que je l’avais annoncé, je m’emploie, dans la présente seconde partie de mon propos, à partager maintenant, avec vous, les petits secrets ou recettes à mettre en œuvre pour réussir ses études juridiques.
Il s’agira plus concrètement de répondre à la question que tous ou presque m’avez posée : comment réussir son Droit à la Fac.

Réussir ses études universitaires, en général, requiert de grands sacrifices et une méthode. L’idée est davantage vraie pour le Droit qui a l’inconvénient de ne pas être, en principe, enseigné au lycée et d’avoir une méthode entièrement à part. Une littérature abondante est, ainsi, légitimement consacrée aux méthodes d’apprentissage du Droit.

Tout le monde connaît le célèbre « Je veux réussir mon Droit » du professeur Isabelle SOULEAU » proposé aux étudiants juristes dès le Deug 1 ou L 1, ou plus généralement les classiques « Introduction à l’étude du Droit ».

Mon petit papier, que dessous, n’a nullement la prétention d’avoir la qualité de ces excellents ouvrages ; il vise simplement à partager, avec des cadets de nos facultés de Droit, quelques méthodes ou manières d’étudier qui ont permis, à nous, et à plusieurs autres condisciples, étudiants et auditeurs de nos cours, de réussir à la Fac, aux concours et examens en rapport avec le Droit.
Ces quelques méthodes à conseiller aux étudiants en Droit se déclinent en trois (03) points : la méthode dite du docteur (A), la lecture d’ouvrages juridiques (B) et le soin de la terminologie juridique (C).

Quel que soit notre niveau d’études à la Fac de Droit, apprendre les différents cours du programme s’impose à nous. Et chacun y va de sa manière, pour espérer s’en souvenir ou les mettre en pratique pendant les travaux dirigés, l’examen de fin d’année ou un concours. Mais comment apprendre efficacement ses cours, pour les dominer ? Je vous propose la méthode que j’appelle celle du docteur. Elle fonctionne ainsi qu’il suit :

Ø Sur votre table d’étude doivent être réunis au moins cinq (05) ouvrages, à savoir le cours du professeur d’amphi, un Traité ou Précis de Droit français sur la matière (Comme je l’ai précédemment indiqué dans la première partie de mon propos, il faut se procurer le meilleur ouvrage possible.), le texte, c’est-à-dire la loi nationale, le Code ou l’instrument international en rapport avec la matière, un Code annoté et commenté de Droit français (Il en existe en édition DALLOZ, de couleur rouge, et en édition LITEC, de couleur bleue), et un recueil de jurisprudence de la collection des « Grands arrêts ».

A ces cinq (05) documents ou supports, l’on pourrait ajouter les copies faites au Répertoire civil, pénal, administratif, commercial, social, droit international, qui traite de A à Z de tous les chapitres des cours au programme (J’avais déjà mis en lumière l’importance de ces heureux Répertoires dans la partie I de mon propos).

Ø En vous servant de ces cinq (05) supports ou plus, il faut lire, relire le cours jusqu’à ce que vous l’ayez compris.

Ø Ensuite, sur une feuille de papier, le cours doit être résumé en vos termes, les termes que vous comprenez, et que vous pourrez utiliser pour expliquer le cours à un tiers ou vous en servir devant un problème de Droit. Mais ces termes à utiliser pour le résumé, même s’ils sont de vous, doivent rester juridiques.

Cette phase du résumé du cours est essentielle car elle est l’assiette, la matière à apprendre, les solutions juridiques à mettre en soi. Ce qui explique qu’il faut se servir de ces 05 supports ou plus, pour renforcer ce que l’on doit résumer. Ce résumé devra être approfondi en prenant en compte notamment les origines de la notion, ses fondements, la controverse doctrinale éventuelle qui l’a marquée, et la position nette du Droit positif à son sujet (Que disent la loi et la jurisprudence ?).

Le facteur temps n’est pas important pour le résumé du cours ; ce qui compte, c’est comprendre ce que l’on résume. Donc, comme un chercheur, il faut accéder à plusieurs sources de connaissance en rapport avec le chapitre, prendre son temps, pour véritablement comprendre la question, y passer plusieurs jours, voire semaines, tant qu’on n’est pas sûr d’avoir compris.

L’objectif, c’est de devenir « docteur », ou expert dans le chapitre, d’y avoir une « thèse » le dominer, à la fin de l’étude. Ce qui explique que cette méthode d’étude est dite celle du « docteur ». Tous les supports disposés sur la table d’étude étant ouverts, on peut commencer à lire l’un d’eux, et se rapporter, dans le même temps, à un autre pour essayer d’y trouver un exemple pratique ou jurisprudentiel nous permettant de mieux comprendre.

Du temps où j’étais encore à la Fac, un ami m’ayant vu, un jour, à l’étude, avait raconté à d’autres amis communs que mes séances étaient un scandale, avec 10 supports ou plus sur la table. Je leur avais répondu par la maxime « Qui peut le plus peut le moins ! ». En fait, il est plus indiqué de tirer, d’apprendre de plusieurs supports, d’apprendre davantage d’idées pour se donner la chance de se souvenir de quelques-unes, au moins, dans le temps.

Ø Vient, à présent, la phase de mémorisation du cours résumé. Ici, chacun utilisera la méthode de mémorisation qui lui sied. Certains étudiants retiennent leur résumé en le lisant plusieurs fois. Certains autres préfèrent l’apprentissage par cœur, assis ou en marchant, quand d’autres semblent plus à l’aise en fixant le cours, sans mot dire, ou en écoutant la musique. Ce qui importe, c’est de retenir le riche résumé que vous avez fait du cours, à l’aide de vos supports nombreux et variés.

Ø L’ultime phase en rapport avec l’apprentissage du cours reste celle de sa consolidation, de sorte à la rendre imprescriptible pour votre mémoire et votre intelligence. L’objectif, ici, est d’en faire votre chose, pour la vie, pour toujours, et vous en servir, un jour, soit à un TD, une compo, un concours, soit dans un débat.

Pour fixer à vie ce que vous avez compris, résumé et appris, il vous faudra lire, en plus, un ou plusieurs articles de doctrine relatif au thème, décrypter les arrêts piliers qui l’encadrent.

Enfin, il ne faut pas le garder pour soi, le laisser en sommeil en vous, vous risquez de l’oublier. Il faudra, au contraire, utiliser les solutions assimilées, soit en en parlant, dans vos débats juridiques, raisonnement juridique et exercices avec des condisciples, soit en les utilisant dans l’écriture, pour rendre vos copies heureuses.
La lecture régulière d’ouvrages juridiques pourra également rendre les choses plus faciles.

L’idée que la lecture d’ouvrages est bénéfique à tout apprenant, quel que soit le domaine de connaissances est universellement acquise. Et nous je n’ai pas l’intention d’y revenir. Mais, c’est le lieu de faire observer que le recours aux ouvrages pour dominer une matière est particulièrement vrai pour les études juridiques, à plus d’un titre.

En effet, ainsi que je l’ai déjà énoncé dans la partie I de mon propos, les livres de Droit, qu’il s’agisse de Traités, Précis, Manuels, de codes annotés et commentés ou de recueils de jurisprudence, ont le mérite de mieux expliquer les notions reçues en Amphi ou aux Travaux dirigés.

C’est dans un Traité ou Précis généralement rempli d’exemples pratiques, jurisprudentiels que l’étudiant pourra saisir davantage les données d’un problème de Droit, ses origines, fondements, développements doctrinaux et jurisprudentiels et la position nette du Droit positif en la matière.

C’est dans un Code annoté et commenté ou un recueil de jurisprudence ponctué de notes heureuses, sous les arrêts, que l’étudiant verra les applications de telle notion juridique ou de tel aspect du cours. Et ainsi découvertes, à travers des exemples tirés des applications qu’en font les lois et tribunaux, les questions de cours sont apprivoisées par les étudiants.

Et, au-delà, des notions juridiques apprises et comprises, à travers des exemples pratiques, ne s’oublient généralement pas. C’est dire que l’étudiant qui lit beaucoup est plus disposé à connaître ses questions de cours, bien plus que ce qui lui est enseigné à l’Amphi ou au TD.

Et comme, en Droit, qui peut le plus, peut le moins, il trouvera plus faciles les épreuves d’examen de fin d’année et autres devoirs de TD. Les ouvrages juridiques apparaissent, sous cet angle, comme les partenaires privilégiés de l’étudiant juriste, ses supporteurs. Comme une équipe de football poussée par son public, ses supporteurs, est portée à se surpasser pour l’emporter, l’étudiant qui est doté d’ouvrages qu’il lit régulièrement acquiert davantage de connaissances, et de culture juridique.

Un tel étudiant, candidat, devient redoutable, tant à l’oral qu’à l’écrit, car ses positions et argumentations juridiques sont généralement conformes au Droit positif.
Dans le même ordre d’idées, la lecture d’ouvrages juridiques aide à améliorer la terminologie juridique.

Toute discipline a son langage, et le Droit ne déroge pas à cette donnée acquise. La bonne terminologie est même de rigueur en Droit, et les juristes passent généralement pour des gens qui s’expriment bien.

Je recommande à nos cadets de la Fac de mettre un point d’honneur à soigner leur terminologie, à utiliser la terminologie juridique et/ou judiciaire adaptée, dans toutes leurs productions, écrites et orales.

Pour bien écrire et bien parler en Droit, il faut lire régulièrement les ouvrages juridiques dont j’ai déjà décrit l’importance dans le cursus de l’étudiant juriste. Et comme la lecture régulière permet de s’accoutumer au langage des lois, des arrêts et des auteurs, on finit nécessairement par écrire, rédiger, et par s’exprimer comme eux.

Mais il est surtout conseillé d’utiliser la terminologie adaptée à la matière juridique- civile, pénale, commerciale, constitutionnelle, internationale, en présence. Par exemple, il est désagréable d’entendre un étudiant juriste s’exprimer ainsi : « Madame, vous pouvez porter plainte contre votre mari devant le juge pour obtenir le divorce, pour avoir la garde de l’enfant mineur », ou encore « Monsieur X accusé de vol a été acquitté ».

Ces affirmations ne sont pas techniquement heureuses, car le droit civil et processuel exigent plutôt « l’assignation en divorce » ou « la citation en divorce », « la requête aux fins de garde juridique et éventuellement de pension alimentaire » devant le juge des Tutelles. On ne peut tolérer d’un étudiant juriste qu’il dise ou écrive «accusé de vol et acquitté», alors qu’on est en matière correctionnelle. Il s’agit d’une infraction qualifiée délit, en principe, de la compétence matérielle du Tribunal correctionnel. On est plutôt « prévenu de vol ».

De même, en cas de non-culpabilité retenue, le Tribunal correctionnel, au contraire du Tribunal criminel, qui juge les auteurs de crimes, n’acquitte pas le prévenu ; il le relaxe ou le renvoie des fins de la poursuite. Pour le juriste, on ne se marie pas, on contracte mariage, on n’a pas de rapports sexuels, on entretient ou on a un commerce sexuel, tout fait même répréhensible n’est pas juridiquement un crime, la répétition renvoie à la restitution ou au remboursement de ce qu’on a reçu.

L’arrêté du ministre ou du maire est légalement justifié ou entaché d’illégalité, la loi compétente pour régir le contrat international est, en principe la loi d’autonomie, l’employeur a licencié ou prononcé le licenciement de son salarié ou travailleur. On pourrait multiplier les exemples, pour mettre en lumière la nécessité d’utiliser la bonne terminologie juridique !

Quoi qu’il en soit, la bonne terminologie peut se poser en allié de l’étudiant juriste et séduire le correcteur pour le déterminer à donner une note plus élevée. Un exemple non exhaustif, mais illustratif de mon propos mérite d’être partagé, ici : en maîtrise de Droit privé carrière judiciaire, en 2005, du temps notamment des Professeurs GBANE Bouréima (Procédure pénale) et Alexandre AYIE AYIE (Droit international privé)- Je tiens, au passage, à rendre hommage, à ces illustres enseignants, qui nous bien formés !- j’avais obtenu 16/20, à l’examen de fin d’année, en Procédure pénale et en Droit international privé. Mais au moment de la consultation physique de mes copies d’examen, je constatai deux notes différentes, sur chacune desdites copies, une première note au crayon, 14/20, et une seconde au stylo, 16/20, avec l’observation ci-après «Terminologie juridique heureuse, bonne écriture en Droit, vaut mieux en note. 16/20 ».

C’est dire combien, il est important de bien écrire et de bien parler en Droit, d’utiliser le bon terme, l’expression consacrée, en fonction de la matière juridique en présence.
Chers cadets, ce sont là quelques conseils d’étude que j’ai cru devoir vous donner, au seuil de la reprise des cours à l’Université. Espérant que les conseils dont s’agit vous seront utiles, pendant tout votre cursus universitaire, je vous souhaite plein succès !


Me YA Desailly Georges Camille
Ex-Magistrat / Avocat
Docteur en Droit public.

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Corinne THIO, juriste privatiste, rédactrice de contenus à LDJ